Gris, avec des lettres noires... parfois blanches. Un bandeau orange, des carrés rectangulaires plus clairs avec des mots dedans...
Il entendit la porte s'ouvrir mais ne lâcha pas l'écran des yeux, la main crispée sur la souris...
Des pas résonnèrent dans la pièce. Des pas traînants, assourdis par la poussière qui recouvrait tout. Des pas qu'il haïssait. L'odeur épouvantable confirmait ses soupçons : dehors la pourriture guettait...
- Fermez donc cette porte, hurla-t-il ! Et d'abord, qu'est-ce que vous foutez là ? Que voulez-vous ? Vous ne dormez donc jamais ?... Hé non, ça ne dort jamais, ça rôde toute la nuit, ça espionne, surveille, juge, tranche, décide, découpe... Je ne vous aime pas. Personne ne vous aime. En fait, je vous hais. Vous m'entendez ? Je vous hais...
L'angoisse raidissait son cou. Lentement, il quitta l'écran des yeux et tourna la tête...
La silhouette dressée devant lui obstruait la faible lumière venue de l'extérieur. Quand elle ouvrit la bouche pour parler, il vit la bave apparaître aux commissures de ses lèvres et dégouliner sur le parchemin craquelé de sa peau...
- Bonjour, dit-elle, je suis la nouvelle femme de ménage.
(Je suis sûr que maintenant vous comprenez pourquoi je laisse la poussière et les toiles d'araignées envahir mon blog ! Ha, ha, ha !)