Gris, avec des lettres noires... parfois blanches. Un bandeau orange, des carrés rectangulaires plus clairs avec des mots dedans...
44/14 !
Non, ce n'est pas le score de la dernière défaite infligée à mon club de rugby... mais simplement le nombre de com que vous m'avez laissé.
44, pour un article "provoc"... 14 pour une "oeuvre" littéraire.
Pas d'amertume, aucun état d'âme, juste un constat. Les chiffres parlent d'eux-mêmes... Y'a pas photo ! Pas vrai ?
Et voilà comment ça se passe... Sans savoir si je dois le regretter, m'en offusquer, ou m'en taper comme de ma première lecture du 100% glamour de Melle Figaro !
Je décide donc de m'en taper, sans pour autant négliger les conseils de Melle Figaro, laquelle m'affranchit de tout ce qu'il faut savoir pour avoir le poil brillant, le teint frais, le corps tonique et le moral au beau fixe, afin d'aborder l'été en pleine forme !
Bon, je sais, c'est moyennement intéressant, mais ça évite de se faire désosser par le plus grand nombre...
Et là, franchement, j'hésite entre plusieurs articles dont l'évocation pas forcément correctement politique pourrait encore m'attirer les foudres... mais me permettrait peut-être de retrouver la considération qu'une invitation à une partie de pêche m'a fait perdre !
Je pourrais ainsi :
Tirer la larmette culpabilisante et déjà presque oubliée du peuple tibétain oppressé.
Secouer les énergies pour aller sauver leurs aggresseurs aggressés par la nature hostile.
Les ignorer pour secourir leurs voisins birmans contre la volonté de leurs dirigeants.
Inquiéter la population avec le vote sur les OGM qui contaminent nos assiettes.
On pourrait aussi se taper le cul par terre - de bonheur ou de haine - en contemplant l'étalage grandguignolesque des embassadrices embijoutées du Festival de Cannes. Puis hurler silencieusement contre le luxe "diorchanélisé" indécent que le peuple va bader sous les sunligths multicolores d'un éclairage public à 17 millions d'Euros !
Comment ça, c'est bien le Festival de Cannes...?
D'accord... Alors rappelons-nous simplement que la terre d'Ethiopie meurt d'épuisement, tandis que 9 millions d'êtres humains trépassent de faim chaque année pendant que Wall Street et la City se font du blé sur le blé !
Comment ça je vous emmerde avec mes discours négatifs et ma vision pessimiste de l'existence ? Comment ça je vous empêcherai pas d'être heureux ? Comment ça c'est mieux de s'inquiéter du beau et de rechercher la perfection en toute chose ?
Bien sûr...
Et puis, pendant qu'on y est, on peut aussi râler sur notre pouvoir d'achat qui fout le camp, sur l'augmentation du prix du pétrole... On peut encore se pâmer devant les princesses du vintage qui décorent nos magazines pipol, s'inquiéter de la couleur des sièges de notre nouvelle bagnole, commander un voyage "All Included" sous les palmiers-cigares de Cuba... Bien sûr, bien sûr...
N'empêche, 44/14 ! Pas terrible, tout ça...