Gris, avec des lettres noires... parfois blanches. Un bandeau orange, des carrés rectangulaires plus clairs avec des mots dedans...
En gros, je nous excuse...
Trop de sollicitations, le foot - non, arrêtez-le ! - le soleil, le wik', la teuf de la zik', la grillade chez les voisins, la glandouille en terrasse et tout le reste... Comment peut-on encore passer du temps l'oeil rivé sur un écran avec tout ça...
En plus, l'administration qui s'y met... pas de connexion !
Je vous rassure, à part ça, ça baigne... d'ailleurs j'en viens - de me baigner ! - et c'est plutôt agréable. La caisse a fonctionné et moi j'ai marché - j'ai pas dit pédalé ! - ... Ouais parce que Marseille, samedi, valait mieux pour circuler... Je passe sur le taf', rien de grave... On est donc hier soir, Cours Julien, dans la foule, le bruit de la musique, les cris et les looks déjantés...
J'ai observé, comme d'hab'...
J'ai essayé de comprendre aussi, pourquoi j'ai tant de mal à m'y retrouver. La vieillesse, sans doute... Je me dis que quand bien même on me traiterait de vieux con, les déviationnistes du rock des années 60 sont trop nombreux pour moi. Metal, hard, punk, reggae, ska, bling-bling attitude... C'est clair, la musique est devenu tribale, identificatrice... On est progessif , on est hip-hop, on est électro, on est autre chose, on est tout ce qu'on veut. On se connaît, on se reconnaît, on s'accepte, on se repousse...
Que dire... J'écoute, tant bien que mal... Ma bière est trop chaude. La musique est trop forte. Il y a ce besoin d'être à fond, de vouloir de la sensation physique avant l'auditive... Etrange mutation... Ce besoin de plaisir immédiat... besoin de se rassurer, peut-être...
Et moi je regarde encore... Besoin de boire une bière fraîche, de rire de mes questions. De me casser aussi... Ringard que je suis...