J'ai un confrère qui a écrit un édito à propos de la "pyramide" de bouquins commémoratifs des "événements"...
Il appelle ça le "tsuna-Mai" !
J'hadère. Il y en a trop... Et aussi trop d'éditeurs qui ont vu l'occase de se faire du blé avec les idées anti-capitalistes de l'époque. Mais c'est amusant d'en faire partie, d'autant que son
canard - que j'apprécie - cause essentiellement des bouquins-stars, au lieu de gratter un peu sous les couvertures pour voir si d'autres voix existent... Ah, ce jacobisme parisiano-mondain
!
Il va quand même falloir que je l'appelle...
N'empêche que par la grâce présidentielle, les pré-retraités de l'époque se retrouvent à nouveau en première ligne pour se coltiner la grosse bébête visqueuse du fascisme, dont la faculté
d'autorenaissance me fait penser aux Aliens gélatineux des films gore !
Celà dit, ça permet au moins à notre vieille jeunesse de renaître avec lui pour apporter à nouveau un vent de fraîcheur au milieu des idées puantes ! Des idées de réformes passéistes, des
relents austères,et des évocations obsessionnelles de la guerre, de l'avant-guerre, de Vichy, de Pétain et des autres...
Alors, question : comment un pays moderne et qui le revendique peut-il à ce point se repaître d'un passé aussi immuable que peu glorieux, tout en souhaitant effacer l'héritage
d'un autre passé aux valeurs bien plus respectables ?
Autre question : comment tous ces gens admirables qui ont le courage de résister aujourd'hui à des faits vieux de 70 ans, oublient de participer aux luttes actuelles et à s'opposer aux
guerres présentes... qui ne manquent pas ?
Si vous avez des réponses...
En attendant, je crois bien que je vais aller m'offrir une bière sous mon olivier en contemplant le soleil poser son regard de fin de journée sur les dunes...
Allez, A+...
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