Et voilà, ma copine la nuit est revenue.
Elle est bien la seule, d'ailleurs... En contemplant sa ténébreuse immensité, je ressens toute la profondeur de mon impuissance, et je songe avec une lucidité agaçante à la force
despotique des petites misères accumulées. Vous savez, celles qui vous tordent à petit feu, vous broyent de l'intérieur, jusqu'à vous mettre à genoux...
Alors, c'est quoi cette vie ? Faut-il à ce point s'obstiner à être heureux en connaissant l'issue fatale ? Faut-il la regarder au fond des yeux avec lucidité ?
Ou bien s'enfuir, courir, partir ailleurs, dans les paradis artificiels qui permettent d'oublier cette troublante condition de mortel, cette sensation d'éphémère en toute chose, ce
sentiment frustrant que les instants de bonheur ne sont que des grains de sable qui s'écoulent entre nos doigts incapables de les retenir ?
Alors la nuit, tu réponds ?
Je sais ce que vous pensez... Un truc du genre : qu'est-ce qu'il nous bassine lui, de bon matin ? Il peut pas nous lâcher un peu, là ! S'il devait se lever pour
aller bosser il raconterait moins de conneries au milieu de la nuit ! Vraiment relou "çuila" !
Bon, d'abord je me lève ; ensuite je bosse... Alors, j'écris ce que je veux quand je veux. Après tout, je suis chez moi...
Tout ça pour vous rappeler qu'on est en "ouik" et qu'il faut en profiter parce qu'il n'y a pas école...
Tiens, en parlant d'école, ça me fait penser à Colette... Vous savez, celle qui a écrit "Claudine à l'école"... Et bien, elle a dit un jour : " Faites des bêtises, mais faites-les avec
enthousiasme !" Mignon, non ?
ajouter un commentaire commentaires (25) recommander
Derniers Commentaires